A Perpignan, on pensait que la fraude électorale n'était plus qu'un mauvais souvenir, après la célébrissime affaire des bulletins planqués dans la chaussette d'un proche du maire, Jean-Paul Alduy (UMP), lors du scrutin de 2008, invalidé en avril par le Conseil d'Etat. Rien n'indique si la fraude a toujours cours, mais on passe désormais au trafic -apparemment légal- de candidats.
Dimanche, lors du premier tour de la nouvelle élection, le maire sortant est arrivé en tête avec 40,35% des suffrages, devant son opposante Jacqueline Amiel-Donat (PS, PC, MRC, PRG, CDC), qui en obtient 24,75%, et Jean Codognès (divers gauche, MoDem, Verts), avec 14,19%.
Ce dernier a décidé de se maintenir, et c'est de sa liste que viennent les problèmes : deux de ses colistiers ont déclaré ce mardi matin en préfecture qu'ils se retiraient. Pour ces deux militants du MoDem, Danielle Cabrimol et Robert Figueroa, les raisons sont les mêmes :
- se maintenir revient à assurer une victoire certaine à Jean-Paul Alduy, dont ils rejettent les méthodes : « Je me suis engagée au MoDem pour battre le maire sortant », déclare Danielle Cabrimol ;
- et ils n'acceptent pas que leur liste bénéficie du report des voix du candidat du Front National, Louis Aliot, éliminé au premier tour (9,42%) : « Le FN porterait préjudice à notre action, et je veux faire les choses en accord avec mes convictions », dit Robert Figueroa.
Dans le quotidien local L'Indépendant, le frontiste a en effet déclaré que « peut-être que certaines de nos voix iront sur [Jean Codognès] afin de voter pour un autre système ».
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1 commentaires:
malgré les explications des 2 démissionnaires ça n'a pas empecher codognes et la presse de taper sur la liste de gauche... la haine de codognes à l'égard de la gauche n'a d'égal que son nouvel amour pour la droite
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